Notre histoire

Notre histoire

Toutes démarches qui mènent à une fin ont une histoire. Il en est de même pour le projet de l’École Christine-Lespérance. Ce rêve des parents du sud de Winnipeg, qui date depuis plusieurs années, a impliqué de nombreux individus dévoués. En fin de compte, plusieurs générations en bénéficieront. Normand Boisvert, impliqué dès le début comme directeur à l’école Lavallée et ensuite comme membre de la communauté, nous en fait le résumé. Vous trouverez également ci-dessous un court résumé sur le Prix Riel qui fut accordé en 2003 et ensuite en 2007 à trois membres de notre communauté pour leurs efforts envers l’établissement de notre école.


École élémentaire de Saint-Vital

Photo de Normand Boisvert

[Photo : Sylviane Lanthier – La Liberté]

En novembre 1989, la direction de l’école Lavallée recommande au Comité scolaire de cette école de considérer la construction d’un centre scolaire communautaire de la maternelle à la 12e année pour la région de Saint-Vital. Il s’agit d’une école avec trois volets : le volet élémentaire, le volet secondaire et le volet communautaire. Le Comité se démontre intéressé et suggère que les parents concernés en soient informés. Au début de l’année 1990, trois réunions publiques sont convoquées avec les parents de la maternelle à 3e, 4e à 6e et 7e à 9e. Le tout fut suivi d’un sondage qui démontre que la communauté supporte fortement un tel projet.

Peu de temps après, la Commission scolaire de Saint-Vital endosse le projet et le soumet à la Commission des finances des écoles publiques du Ministère de l’Éducation. C’est à partir de cette période que le processus sera long et ardu. C’est aussi à cette époque qu’il est question d’une commission scolaire francophone au Manitoba. Ceci pousse la Commission scolaire de Saint-Vital de mettre le projet en veilleuse. Elle veut attendre la décision des parents concernés en ce qui concerne leur adhésion à la commission scolaire francophone. Cette nouvelle commission scolaire connue sous le nom de Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) est créée en 1994 et les parents de Saint-Vital choisissent d’y participer. La responsabilité de la construction d’un centre scolaire à Saint-Vital passe donc à la DSFM. Cette dernière en fera sa priorité en ce qui concerne ses projets d’immobilisation. En 1997, le Ministère de l’Éducation annonce la construction d’une école élémentaire (M à 8) dans le sud de Saint-Vital pour accommoder 500 élèves. Seulement le volet élémentaire est accordé.

Les parents suggèrent à la DSFM d’accepter l’offre tout en demandant à la DSFM de poursuivre leur démarche pour obtenir le volet communautaire et le volet secondaire. La DSFM s’engage à le faire. Cette école élémentaire, connue maintenant sous le nom d’école Christine-Lespérance ouvre ses portes avec une garderie au coin de la rue John Forsyth et du chemin Dakota en janvier 2002.

M. Normand Boisvert (septembre 2006)


Prix Riel

Notre histoire - Logo du Prix Riel

Depuis 1983, la Société franco-manitobaine rend annuellement hommage à des francophones du Manitoba qui, de façon remarquable, ont contribué, surtout bénévolement, au développement de la collectivité, tout en suscitant chez les nôtres le goût de vivre en français. Les Prix Riel sont décernés lors de la Soirée Gala du Prix Riel.Extrait SFM / Prix Riel / Lauréats

Un parent de notre communauté rapporte le Prix Riel en 2003 pour ses contributions envers le développement communautaire.

Mme Lynne Guertin (parent de notre communauté) a reçu le Prix Riel pour les nombreuses années qu’elle a dévouées à développement de sa communauté y inclus les nombreuses heures à l’école Christine-Lespérance.

Merci Lynne pour tes contributions

Deux parents de notre communauté remportent le Prix Riel en 2007 pour leurs contributions envers l’éducation.

Le 9 mars 2007, Mme Claudette Warnke et M. Clément Cormier (parents de notre communauté) ont reçu le Prix Riel pour les nombreuses années qu’ils ont dévouées à mettre en place l’école Christine-Lespérance et le centre scolaire Léo-Rémillard pour la communauté du sud de Winnipeg (Saint-Vital).

Merci Claudette et Clément de la part de votre communauté


L’École Christine-Lespérance fête ses 15 ans en 2016-17

Élèves des différents niveaux devant la mosaïque

Chaque enfant de maternelle a reçu l’aide des élèves de 8e année pour participer à la mosaïque réalisée pour les 15 ans de l’école Christine-Lespérance.

L’École Christine-Lespérance célèbre ses 15 ans cette année. Pour l’occasion, un projet d’embellissement a été organisé : une mosaïque composée de cinq panneaux, encadrée par l’artiste québécois Mathieu Bergeron, à laquelle chaque élève et chaque membre du personnel de l’école a contribué. Rémi Lemoine, le directeur de l’école, souhaite « profiter des 15 ans de l’école pour mettre en avant la communauté. Ce projet fait partie du Plan local d’amélioration continue et permet de travailler à la construction identitaire avec nos élèves. En tant qu’élève ou en tant qu’adulte, on est tous fiers d’être francophones. Cette nouvelle décoration va nous permettre de nous démarquer. »

Christine Crozier, la directrice adjointe, était présente au moment du déplacement de l’école dans ses locaux actuels. Elle se souvient encore de ce moment. « Auparavant, nous étions à l’École Lavallée. Nous partagions le bâtiment avec l’école anglophone. Après 20 ans de travail, nous avons réussi à atteindre le nombre d’élèves requis pour avoir notre propre école. »

« J’aime mon école. Mes amis parlent beaucoup de langues différentes et on y fait des activités amusantes. On fait aussi de la lecture, de l’écriture et de la musique. » Gabrielle, 1re année

La construction de la nouvelle école, nommée Christine-Lespérance, s’est achevée à la fin de l’année 2001. « À la rentrée de janvier 2002, nous avons eu le Grand Déménagement. Pendant deux jours, nous avons déménagé classe après classe. C’était très excitant, parce que tout était neuf. Il y avait de nouvelles infrastructures, des éviers dans les classes, de nouveaux meubles, des équipements dont nous ne disposions pas avant. Nous avons pu installer une garderie pour les enfants à partir de 2 ans, et un programme pour garder les enfants avant et après l’école.»

Cependant, l’installation dans la nouvelle école ne s’est pas faite sans quelques péripéties. « Tous les changements sont arrivés d’un coup, alors il a fallu s’ajuster. Les routines que nous avions à Lavallée ont dû être complètement bouleversées. Nos nouvelles salles de classe individuelles nous changeaient des anciennes grandes salles avec leurs ouvertures dans les murs. Mais comme elles étaient plus petites, il a fallu les réorganiser. »

Au cours des années qui ont suivi, l’École Christine-Lespérance a vu ses effectifs augmenter. « Nous avons dû transformer certaines salles d’art et certains laboratoires en salles de classe. Chaque année, le nombre d’élèves francophones augmente, ce qui est une très bonne chose. »

Selon Christine Crozier, cette hausse est due au sentiment d’appartenance, un point sur lequel l’école insiste beaucoup. « Nous travaillons sur l’appartenance à travers les rassemblements, ou encore à travers les arts, comme avec notre mosaïque. Nous voulons que nos élèves sentent qu’ils font partie d’une communauté et qu’ils aient envie d’y rester.Certains de nos parents sont des anciens de l’École Lavallée, et nous en sommes heureux. »

Les élèves, eux, se sentent très bien dans leur école.Gabrielle Rémillard, élève en 1re année, partage son enthousiasme. « J’aime mon école. Mes amis parlent beaucoup de langues différentes et on y fait des activités amusantes. On fait aussi de la lecture, de l’écriture et de la musique. »

[Article de La Liberté]